Hector Denis (Braine-le-Comte, 1842-1913)

Inscrit en 1866 au barreau de Bruxelles, Hector Denis abandonne bientôt la carrière d’avocat pour devenir professeur à l’Université Libre, à l’École Normale des jeunes filles et aux cours publics de la ville de Bruxelles. Il enseigna la philosophie, le droit, l’économie politique, la législation industrielle, la géographie économique et la sociologie.

Il est recteur de l’ULB de 1892 à 1894. Mais, en 1893, suite à un attentat anarchiste, le conseil d’administration désavoua Hector Denis, premier socialiste élu à ce poste. Cela provoqua une scission et la création d’une Université nouvelle qui perdura jusqu’à la première guerre mondiale.

Il était un proche de l’écrivain Charles De Coster et assista à ses derniers instants en 1879.

Voici ce que, en 1884, il pensait du socialisme : « Le socialisme est une critique de l’état social actuel et un essai de philosophie de l’histoire dans lequel cet état social est un moment de l’évolution de l’humanité. ».*

Il était aussi un des rares parlementaires socialistes, avec Emile Vandervelde, à avoir prit des positions nettement féministes. Leurs deux femmes étaient elles-mêmes féministes et faisaient partie de l’équipe des cahiers féministes.

Il était représentant de Liège à la Chambre des Représentants de 1894 à sa mort en 1913.

Il était membre de l’Académie royale de Belgique (1895) et a notamment écrit : La Dépression économique et sociale et l’histoire  des prix, Histoire des systèmes économiques et socialistes et Discours philosophique.


 

* Sur la définition du socialisme, La société nouvelle, 1: 1884, p. 22.